Mitonnée aux petits oignons par Philippe de Broca et Michel Audiard, l'idylle d'une commissaire hyperactive (Annie Girardot) et d'un helléniste contemplatif (Philippe Noiret), en marge d'une enquête rocambolesque dans le Paris des années 1970.
Réalisation
Philippe de Broca
Scénario
Philippe de Broca
Michel Audiard
Musique
Georges Delerue
Avec
Annie Girardot (Lise Tanquerelle)
Philippe Noiret (Antoine Lemercier)
Catherine Alric (Christine Vallier)
Hubert Deschamps (Charmille)
Paulette Dubost (la mère)
Guy Marchand (Beretti)
Simone Renant (Suzanne)
Georges Wilson (Alexandre Mignonac)
Armelle Pourriche (Catherine Tanquerelle)
Auteur
Claude Olivier
Jean-Paul Rouland
Pays
France
Année
1977
Mainate et "sac qui sonne"
"Y a une chose bizarre, quand même, c'est qu'à chaque fois qu'on a rendez-vous y a votre sac qui sonne, vous partez téléphoner, puis on assassine un parlementaire…" Tout, dans cette comédie mi-romantique, mi-policière est délicieusement rétro, à commencer, donc, par le bipeur façon "Quai des Orfèvres 1977" de la commissaire Girardot : la patte d'Audiard pour les dialogues (et sa voix, prêtée au mainate parlant du charmant vieux garçon Noiret), les attraits de Paris et de ses bistrots, le gang en gabardine des inspecteurs mâles aux ordres de leur "patron" en tailleur-pantalon, et les numéros d'une pléiade de parfaits faire-valoir du couple vedette (Paulette Dubost, Guy Marchand, Catherine Alric…), le tout mis en musique par Georges Delerue, et emmené par Philippe de Broca avec le sens du rythme qu'on lui connaît. On savourera au passage l'alors toute fraîche conversion du cinéma français au féminisme, ponctuée de quelques "phallocrates" fusant ici et là, que ce Tendre poulet, comme tout le reste, se garde de prendre trop au sérieux.