LA CHIMÈRE - LA CHIMERA RÉALISATION : ALICE ROHRWACHER
• 2023 | 2h13 | VOSTF •
Avec Josh O’Connor, Carol Duarte, Isabella Rossellini, Alba Rohrwacher, Vincenzo Nemolato
Un homme sort de prison. Il s’appelle Arthur, parle anglais et italien avec un fort accent. Il fait partie d’une bande de pilleurs de tombes étrusques. Mais Arthur est différent, il ne cherche pas que l’argent, un passage vers l’au-delà peut-être… d’ailleurs il possède le don de trouver les tombes…
En sélection officielle à Cannes en 2023. AVANT-PREMIÈRE
Toscane, années 1980. Arthur (Josh O’Connor) est un jeune archéologue anglais qui vient d'être libéré de prison. Il est dans un train, endormi, et il rêve d’une femme sur une plage, Beniamina (Yile Vianello), son amour perdu : chacun suit sa chimère, Arthur cherche la voie pour la retrouver. À la descente du train il est récupéré par ses anciens amis, ses complices, dont il voudrait se défaire. Ce sont des pilleurs de tombes, très actifs sur le marché clandestin des objets archéologiques qu'ils dérobent dans les tombes étrusques et Arthur leur est indispensable car il a le don de percevoir la présence des tombes. Un don dont il aimerait se passer, car le vide qu'il ressent dans la terre correspond à celui que laisse en lui le souvenir de Beniamina.
« Là où j'ai grandi, on entendait souvent des histoires de trésors cachés, de fouilles clandestines et d'aventures mystérieuses. […] À l’époque, la vie autour de moi était scindée en deux : l'une était lumineuse, moderne, agitée, et l'autre nocturne, antique, secrète. La vie est faite de ces nombreuses couches. Il suffit de creuser quelques centimètres dans la terre et un fragment d'artefact, fabriqué par d'autres mains, peut apparaître parmi les pierres. On se demande alors : quelle époque ai-je entre les mains ? Je n’avais qu’à aller dans les écuries et les caves des environs pour me rendre compte que ces endroits avaient abrité d’autres lieux : des tombeaux étrusques, des refuges d’époques antiques, des lieux sacrés… Cette proximité entre le sacré et le profane, entre la mort et la vie, qui m‘a fasciné pendant toute mon enfance, a façonné mon regard de cinéaste. C’est pour cela que j'ai décidé de réaliser un film qui raconte cette intrigue aux multiples facettes. Cette relation entre deux mondes, probablement la dernière pièce d'un triptyque (après Les Merveilles et Heureux comme Lazzaro) qui s'interroge sur une question qui m’est chère : que faire du passé ? »
Alice Rohrwacher, Dossier de presse