Le film retrace l'apogée dans les années 1930 et la mort en 1934 de Serge Alexandre Stavisky.
L'histoire débute dans les années 1930 alors que « Serge Alexandre » (qui n'utilise plus le nom de Stavisky) mène grand train de vie, et est propriétaire de différentes affaires (théâtre de l'Empire, conglomérat de presse, société foncière phocéenne, bijouterie). Au même moment, Léon Trotski obtient le droit de s'installer en France sous la condition de ne pas s'impliquer dans la politique française.
Tout en essayant d'obtenir un non-lieu dans le procès concernant son arrestation en 1926, Alexandre tente de couvrir les dettes qu'il a accumulées petit à petit dans ses opérations financières en se lançant dans d'autres opérations encore plus juteuses : fondation d'une entreprise, dont la mise en bourse est garantie par l'État lui-même, et commerce d'armes pour le renversement de la République espagnole, via un contact espagnol nationaliste, Montalvo. Pendant ce temps, l'inspecteur principal Pierre Bonny tente de mettre son nez dans le dossier Stavisky en favorisant des fuites auprès de journaux ou en tendant des embûches aux complices de l'escroc, notamment au crédit municipal de Bayonne. Il est muselé en partie par une intervention de l'inspecteur principal Boussaud, dont Alexandre avait été le « cousin » (l'indicateur) et est désormais l'intermédiaire entre la préfecture et Stavisky. Ce dernier est bien protégé par ses accointances avec les membres de la majorité radicale et avec ceux de l'opposition nationaliste.