Les 55 Jours de Pékin (55 Days at Peking) est un film américain réalisé par Nicholas Ray et terminé par Andrew Marton, sorti en 1963.
Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l'ampleur et les autorités chinoises sont divisées : le général Jung-Lu presse l'impératrice Tseu-Hi d'arrêter les fanatiques, tandis que le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit, les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations, organisent leur défense. Le major Matt Lewis arrive à Pékin à la tête d'un détachement chargé de protéger l'ambassade américaine. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson. Le 20 juin, le siège du quartier des ambassades commence. Il durera 55 jours.
La ville de Pékin fut reconstituée sur plus de 100 hectares à Las Rozas de Madrid, dans les environs de Madrid. De nombreux Chinois d'Espagne et d'Europe furent engagés comme figurants
Le plan-séquence d'ouverture survole les concessions des pays occidentaux, pendant la montée des couleurs au son de l'hymne national. Seuls les huit délégations armées sur les onze délégations sont cependant évoqués : Belgique et Pays-Bas ne sont pas mentionnés, alors que la bannière espagnole, en lieu et place de la nation d'Autriche-Hongrie n'est sans doute présente que de façon opportuniste (le film est tourné en Espagne). La mise en scène des protagonistes chinois souffre d'incongruités historiques dans les costumes, les étendards, et les situations La plus connue place l'impératrice Tseu-Hi dans la pagode du Temple du ciel plutôt que dans la Cité interdite.
« La réalisation est constamment grandiose, mêlant habilement les actions violentes avec une figuration énorme, réalisées à la perfection, et les scènes plus calmes... »
— Cinématographie française, 1er juin 1963
« Sur un canevas historique dont on s'étonne d'ailleurs qu'il n'avait pas encore inspiré le cinéma, Nicholas Ray a brodé une histoire d'amour et d’héroïsme susceptible de plaire à tous les spectateurs »
— Le soir de Bruxelles, 4 juin 1963
« Le plus grand (et le premier) western chinois. On pense souvent à Alamo, mais dans un décor très différent... L'ampleur des moyens mis en œuvre est saisissante. Un film où l'on en a plein la vue. »
— Candide, 6 juin 1963
« Une superproduction qui croule sous le luxe et la beauté... Pendant deux heures trente, on plonge avec délices et frissons au cœur de la Cité Interdite. »
— Pascal Mathieu, VSD, 2 juin 1963