Réalisation Jean Yanne
Scénario Jean Yanne
Gérard Sire
Robert Beauvais d'après son roman Quand les Chinois...
Acteurs principaux
Jean Yanne
Michel Serrault
Nicole Calfan
Daniel Prévost
Macha Méril
Jacques François
Kyōzō Nagatsuka
Bernard Blier
Georges Wilson
Fernand Ledoux
Sociétés de production Ciné qua non
Productions 2000
Produzioni Europee Associati
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 110 min
L'Europe est en passe d'être totalement envahie par l'armée innombrable de la Chine maoïste. À la télévision, le président de la République française (Bernard Blier) appelle le peuple français à l'esprit d'abnégation et de sacrifice. Mais, immédiatement après son allocution, il s'embarque avec son entourage dans un avion pour New York.
Pendant que les Parisiens s’entre-tuent sur l'autoroute pour pouvoir fuir les premiers, l'armée d'occupation chinoise occupe la France sans effusion de sang. Les troupes chinoises ont à peine installé leur campement que les autorités de l'État, de l'Église et la presse viennent offrir leurs services. Le Haut-Commissaire Pou-Yen installe son quartier général aux Galeries Lafayette. Puis, depuis Pékin, le Comité central nomme le Français Hervé Sainfous de Montaubert (Jacques François) au poste de gouverneur de la France occupée. L'occupant entreprend de mener une révolution prolétarienne en France, à la manière chinoise: l'une des premières mesures est la suppression des voitures individuelles. Dans le cadre de la planification d'une division internationale du travail, les Chinois cherchent à quoi ils pourraient occuper les Français. Ils découvrent que ceux-ci sont connus pour être les plus grands fumistes du monde. En raison de la confusion sémantique entre le terme argotique de « fumiste » et le métier de poêlier-fumiste, toute la France se retrouve à fabriquer des tuyaux de poêle. Les industriels, comme Grégoire Montclair (Michel Serrault), deviennent subitement de zélés communistes.
Régis Forneret (Jean Yanne) est propriétaire d'un sex-shop. Personnage cynique et désabusé, il cherche comment tirer parti de la situation. Le rigorisme des communistes chinois le pousse à transformer son magasin en boutique de chop suey. Mais il a tout de suite une autre idée : il invente les « podomètres », un système de taxis en pousse-pousse, qui obtient immédiatement un énorme succès. Il fête bientôt son premier milliard. Il se fait ensuite présenter au Haut-commissaire Pou-Yen. Il le persuade de le subventionner pour qu'il monte un « opéra révolutionnaire ». Il fête bientôt son deuxième milliard. Et il fêtera son huitième en signant un contrat pour fabriquer des gilets pare-balles pour l'Armée chinoise. Plus tard, lors d'une nouvelle rencontre avec Pou-Yen, Forneret obtient l'autorisation de transformer la France en véritable pays symbolique de la décadence, sous prétexte de servir de contre-exemple au monde socialiste. Avec l'aide des subventions chinoises, il couvre la France de boîtes de nuit, de casinos, de cabarets et de bordels.
Les Chinois en viennent à partager les ébats nocturnes des Français, ce qui finit par les épuiser. Un matin, ils évacuent la France sans coup férir.
La France est de fait libérée. Le président de la République rentre alors des États-Unis1. Celui-ci est à peine réinstallé que Forneret vient lui vendre tout le matériel militaire abandonné par les Chinois. Forneret quitte ensuite la France pour l'Italie, toujours sous occupation chinoise, pour continuer ses affaires fructueuses. Il confie à Stéphanie, qu'il a emmenée avec lui, qu'il vient déjà de revendre au pape tous ses pousse-pousses.